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Cinémas indépendants:
Chroniques de résistants

Concerts précédés d'un film ou d'une expo, rencontres avec des cinéastes, programmation pour enfants, projections de films du monde, soirée cinéma repas: face à la forte concurrence des grands groupes et de la vidéo à la demande, les cinémas indépendants innovent. Objectif: faire de la sortie au cinéma une expérience unique. Dans un contexte général de baisse de fréquentation et de fermeture de salles, leurs exploitants tirent leur épingle du jeu, de par le rôle social qu'ils jouent, avec pour maîtres mots diversité, convivialité, passion, proximité et engagement. Exemples à Oron, Chexbres et Lausanne, avec le Zinéma ou le Bellevaux (photo de page 1), ainsi que Pully et Bex, pour le City Club et le Grain d'Sel. Réalisateur et enseignant de cinéma à l'ECAL, Lionel Baier tient en haute estime les cinémas indépendants. Parce qu'ils diffusent des films proches des habitants, en dehors des grands centres, font office de lieux d'échange et pratiquent une politique de prix abordables. Selon l'auteur notamment des «Grandes ondes», ils touchent un public différent que celui de Netflix. Une forme de service public.
Date:31.10.2019
Parution: 971

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Opinion

Qui suis-je sur le marché ?

Marketing oblige, pour bien cibler un acheteur potentiel, il faut connaitre sa classification. On ne s'adresse pas de la même manière à un baby-boomer, né entre 1946 et 1964, qu'à un génération x, y, z. Voire à une génération Alpha ou un Dink...

Les BB (baby-boomers) ont été habitués à travailler dur et connaissent la valeur des choses. On les approchera dès lors avec des valeurs liées au mérite. La génération X (1965-1979) a appris que les crises économiques et autres difficultés à trouver un emploi préconisent plutôt les valeurs sociales. Ils travaillent pour vivre, mais sans se tuer au boulot. Pensez-donc loisirs. Puis le digital a fait son entrée dans la vie des citoyens et la génération Y, née entre 1980 et 2000, ayant quitté la vraie vie pour s'installer en «digital natives» face aux écrans de toutes sortes, consoles, jeux vidéo. Le travail? Bof! Mais ils partagent. Dont les jeux en ligne dans lesquels chacun apporte une nouveauté. Ceux qui sont nés après 2000, tout imbibés de technologie et de connections, font partie de la génération Z qui arrive sur le marché du travail trouvé sur Internet. Ils l'accomplissent en silence, de la maison. Le vélo électrique remplace la voiture de sport, mais ils travaillent quand ils en ont envie. Visez technologies! Pour leur succéder vient la génération Alpha. Pas la peine de chercher ailleurs que dans le numérique sinon vous ne trouverez rien à leur vendre. Arrivent aussi les Dinks (double income no kids). Appart pas trop grand, abonnement au fitness, repas plutôt vegan au restaurant d'entreprise, actifs essentiellement à préparer le week-end qui débute le jeudi soir et se passe dans un nid cossu rejoint par train, dans la tenue adéquate. Leur «moi, je, et moi-même» offre une large cible de produits de consommation qui répondra à leurs valeurs. Marketeurs au boulot.