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Villes machistes:
les femmes ont les boules

A première vue, la ville est la même pour tout le monde. Or l'espace urbain discrimine selon le genre. Et pas seulement à travers les noms de rues. Par exemple, par peur d'être harcelées, les femmes évitent certains lieux et sont de facto exclues d'une partie de la voie publique. D'autre part, les investissements des Municipalités dans les infrastructures sportives ou de loisirs sont pointés du doigt par les féministes. Selon des chercheurs français, trois quarts de l'argent public dépensé dans le domaine bénéficient aux hommes. Pire encore, la cité durable contemporaine, qui exclut les voitures, met des bâtons dans les roues des citadines. Achats, personnes âgées, enfants: celles-ci sont davantage dépendantes d'un véhicule pour leurs déplacements, selon le géographe Yves Raibaud, qui a donné une conférence à Vevey le 18 septembre.
Date:28.11.2019
Parution: 975

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Opinion

SOS c'est Internet

Aboul. En quelle année est né Robespierre? Aussitôt, chacun dégaine son téléphone pour s'adresser au copain Google ou à l'ami Siri qui, en 0.72 secondes va afficher 408'000 résultats indiquant que Maximilien François Marie Isidore de Robespierre est né à Arras le 6 mai 1758. Magnifique non? En tous les cas, Internet se substitue magiquement à toutes nos déficiences cognitives. C'est le bon côté des choses.

L'autre face est moins reluisante car ces nouvelles technologies sont à la fois de bons amis et nos pires espions. Intelligence artificielle, algorithmes, big data, les géants du numérique (Gafa: Google, Apple, Facebook et Amazon), ces nouveaux maîtres du monde, dirigent nos vies à un niveau que nous ne soupçonnons même pas. Nous sommes, volontairement d'ailleurs, sous la surveillance de ces outils qui indiquent au big data où nous allons, ce que nous aimons, qu'est-ce qui remplit notre frigidaire, à quel jus nous roulons et ce que nous regardons. Les algorithmes calculent nos intérêts et nous renvoient des publicités en conséquence. Le plus inquiétant est que nul ne peut échapper à cette nouvelle forme de totalitarisme qui robotise nos cerveaux tout en nous offrant des robots (ménagers, voitures autonomes, téléachats, etc.), en nous persuadant que c'est pour notre bien-être. Nous sommes dans les dernières générations à encore pouvoir obtenir un interlocuteur au bout du fil ou à faire des paiements en cash. Nos descendants n'auront plus ces choix. S'ils veulent se soigner, se déplacer, effectuer des paiements ou sortir au restaurant, ils devront passer par le trou de l'aiguille du big data. Un progrès pour l'homme?