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« Notre Place du Marché est moche »

Aigle Les aménagements urbains destinés à rendre le cœur de la cité plus convivial sont bloqués par des procédures. Le législatif soutient la Municipalité dans ses démarches.

En tout cas encore cet été, c'est le statu quo pour la Place du Marché aiglonne.DR

Texte et photo: Valérie Passello

«Nous sommes désolés. Nous voulions faire quelque chose de beau sur la Place du Marché, mais des procédures nous en empêchent.» C'est par cet aveu d'impuissance que le syndic d'Aigle Frédéric Borloz prend la parole devant le Conseil communal, en ce 11 juin. Il y a près d'un an, la Municipalité annonçait vouloir requalifier le périmètre, en créant une zone d'essai, ainsi qu'une zone piétonne autour de l'ancienne Maison de Ville. Le but était de conserver le stationnement jusqu'à la réalisation du parking Chevron (voir Le Régional 931) et de «tester des aménagements au travers d'infrastructures temporaires» pour mettre en valeur les abords directs de la bâtisse fraîchement rénovée. Mais aujourd'hui, tout est figé par deux oppositions, dont un recours auprès du Tribunal cantonal, avec effet suspensif. En cause notamment, la restriction de l'accès motorisé à la Place du Marché. «Nous avions imaginé un espace prioritairement piétonnier, ce qui ne veut pas dire qu'à terme, les voitures ne pourront plus circuler, insiste le municipal de l'urbanisme Grégory Devaud. On pourrait imaginer une zone de rencontre, par exemple. J'ai le sentiment qu'on veut tuer le projet avant même qu'il ne soit présenté. C'est dommage pour les citoyens, qui ont l'impression que rien n'est fait.» À l'heure actuelle, seuls quelques sapins en pots séparent le parking et l'espace devant l'ancienne Maison de Ville, où sont posées deux tables de bois.

L'appui du Conseil communal

S'il ne se laisse pas démonter, Frédéric Borloz constate: «Quand on veut aller vite, on nous met des bâtons dans les roues par des procédures multiples. C'est le droit des citoyens, je ne le conteste pas. Mais quand on ne va pas assez vite, on est assaillis de questions. Et ce sont souvent les mêmes qui s'opposent et qui s'impatientent.» Au nom PLR, le conseiller communal Alexandre Favre soumet une résolution pour que le législatif soutienne la création d'une «place publique de centre-ville vivante, animée, favorisant la mobilité douce». Sa proposition remporte l'adhésion de 41 conseillers, contre 12 rejets et une abstention. PLR lui aussi, Fabrice Cottier abonde: «Notre Place du Marché est moche, tout le monde veut que ça change.» Le même vœu ressort d'ailleurs des ateliers participatifs organisés en janvier. La résolution pèsera peut-être dans la balance lorsque le Tribunal cantonal tranchera, probablement à l'automne.

Date:20.06.2019
Parution: 954

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