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Imbroglio autour d'un sondage sur la fusion

Cercle de Corsier Les élus de Chardonne refusent de sonder la population sur l'éventuel démarrage d'une étude de fusion avec Jongny, Corseaux et Corsier, étude demandée via une pétition mais que les Municipalités ne veulent aujourd'hui pas lancer. Plébiscité à Jongny et Corseaux, ce sondage indicatif pourrait-il malgré tout être lancé, alors que deux des quatre Exécutifs restent opposés à une fusion à quatre? Explications.

En novembre 2018, Anne Lakhdar et Cédric Desmet ont remis une pétition demandant d'étudier les avantages et inconvénients d'une fusion aux délégués des quatre Municipalités – dont le syndic de Jongny Claude Cherbuin et la municipale corsiéranne Ariane Rouge.

Textes et photo: Priska Hess

«On ne va pas se remettre à faire des espèces de sondages, ce serait aberrant! Les communes de la Riviera ont déjà sorti un dossier à plus de 500'000 frs pour étudier l'opportunité d'une fusion!» Ce mardi 25 juin, la réaction de Philippe Mercier (Groupement des citoyens indépendants) préfigure sans surprise le grand non du Conseil communal de Chardonne à demander à titre indicatif l'avis la population quant au lancement d'une étude sur une fusion avec Corseaux, Corsier et Jongny. La veille, l'organe délibérant de Corseaux avait, lui, largement plébiscité le sondage, tout comme à Jongny une semaine plus tôt. Pour rappel, une pétition munie de quelque 780 signatures a été déposée par un groupe de citoyens en novembre 2018 demandant une étude conjointe sur les avantages et les inconvénients d'une fusion de ces quatre communes (voir Le Régional 927). Leurs Municipalités, bien qu'opposées à démarrer aujourd'hui une telle étude (voir encadré) et bien que cette décision relève de leur compétence, ont pourtant souhaité demander aux Conseils communaux s'ils jugeaient opportun de lancer un sondage auprès de la population. «Dans la mesure où les quatre donnent leur accord, ce sondage serait réalisé durant le mois de septembre 2019 sous la forme d'un tous-ménages et aurait une valeur purement indicative», précisaient-elles.

Joué d'avance?

Le refus de Chardonne condamne-t-il le lancement d'un tel sondage, alors que les élus de Corsier ne se sont, eux, pas encore prononcés? Le syndic de Corsier Franz Brun assure que la Municipalité maintiendra «malgré tout» ce point à l'ordre du jour du Conseil communal de septembre. «Il est dommage que Chardonne refuse de connaître l'avis de sa population, c'est antidémocratique. Si le Conseil de Corsier dit oui, pourquoi ne pas avancer à trois?», suggère Cédric Desmet, conseiller communal à Corsier et pétitionnaire.

«En cas de oui, je ne vois pas pourquoi nous ne ferions pas un sondage dans notre commune», estime le municipal corsiéran Bernard Schaer. Quant au syndic de Jongny Claude Cherbuin, il dit «attendre sereinement la réponse du Conseil communal de Corsier avant de décider quoique ce soit. Cependant, à titre personnel, il me semble malheureusement peu probable de pouvoir de lancer le sondage prévu. La position officielle de la Municipalité de Jongny sera donnée lors de prochaine séance du Conseil communal le 11 septembre». La Municipalité de Corseaux, elle, est catégorique: «Dans ces conditions, le lancement d'un tel sondage perd son sens et il n'aura donc pas lieu». A moins que des conseillers ne reviennent à la charge par voie de motion ou de postulat...

Date:08.08.2019
Parution: 959

Mariage à quatre mal barré

Contrairement aux Exécutifs de Jongny et Corsier, ceux de Chardonne et Corseaux ont toujours été opposés à une fusion à quatre. Pour Corseaux, «seule une fusion avec les villes apporterait des avantages substantiels et s'inscrirait dans une stratégie régionale», tandis que Chardonne invoque «l'attachement des habitants à leur commune et au rapport de proximité avec les Autorités». Pour Corsier, «l'opposition de Chardonne et Corseaux est en soi un motif suffisant pour ne pas conduire une étude aujourd'hui». La Municipalité de Jongny ne s'est quant à elle «jamais opposée au principe de mener une étude», mais pour autant que les quatre Exécutifs y soient favorables. «Au demeurant, le démarrage d'une telle étude devrait se faire au début d'une législature et non dans son dernier tiers», estiment les Municipalités.

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