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Savigny veut se refaire une beauté

Urbanisme Les élus approuvent le plan d'affectation «Village-centre». Au programme, un nouvel état parcellaire, des objectifs écologiques et plusieurs habitants en plus. La mobilité, les nuisances liées au surcroît de trafic et les transports publics suscitent des questions.

En marge du plan «Village centre », les élus se sont engagés à la promotion  des énergies renouvelables. DR

Gabriel Rego Capela

L'affaire remonte à 2014. C'est à ce moment que le magasin Coop local, en quête d'agrandissement, propose à la Municipalité de changer le plan d'affectation du quartier. Cinq ans plus tard, c'est chose faite. Au Conseil communal du 7 octobre, les élus ont unanimement (à une abstention près) voté le nouveau règlement, sans grand débat.

Quels changements pour le village? Avant tout, la donne foncière de sa zone «centre». La Coop voit son vœu exaucé: de 1'610 m2, elle passe presque au double, en devenant propriétaire de 2'843 m2. De plus, un plus grand espace est libéré pour les logements. Distribués dans les différents secteurs créés par le plan d'affectation, ceux-ci pourront accueillir jusqu'à 107 habitants contre les 18 actuels. Afin, notamment, d'accommoder ce potentiel accroissement, et pour des raisons d'accessibilité, les différents commerces qui verront le jour devront être placés en priorité au rez.

Et la qualité de vie?

Le projet ne s'est pas fait sans oppositions, néanmoins. Certains ne demandent que des précisions supplémentaires, tout particulièrement au niveau routier: comment s'agenceront les nouveaux arrêts de bus et sous quelles fréquences horaires circuleront-ils? Où prendront place les passages piétons et comment optimiser leur sécurité au regard de la route cantonale adjacente? Des questions pour lesquelles la Municipalité n'a pas encore de réponses, étant donné qu'elles dépendent des permis de construire qui seront délivrés.

Mais c'est la future qualité de vie au village qui inquiète le plus. Le trafic des véhicules de livraison venant alimenter les commerces et donc les bruits qu'ils peuvent engendrer, en refroidissent plus d'un. L'Exécutif se veut rassurant: des études acoustiques seront menées et les heures de livraison seront réglementées, afin de réduire les nuisances au maximum. De même, le Conseil communal a voté un amendement au règlement, fixant comme objectif du plan d'affectation «l'utilisation économe et rationnelle des ressources énergétiques» et la promotion des énergies renouvelables.

Oppositions au Canton

Que reste-t-il à faire? «Les prochaines étapes sont consignées sous forme de conventions avec les propriétaires fonciers. La Coop a deux ans pour déposer un permis de construire, par exemple, explique au Régional la syndique, Chantal Weidmann Yenny. Après cela, il peut y avoir d'éventuels recours et oppositions, bien sûr». Quid des oppositions au plan d'affectation? «Nous avons transmis nos réponses à ces oppositions au Service cantonal du Développement du Territoire. C'est à eux de notifier les opposants, qui auront après cela un délai de recours de 30 jours».

Date:17.10.2019
Parution: 969

Non à la baisse d'impôts

«Nous sommes dans le peloton!», s'exclame Louis Pipoz, municipal des finances. Sur les 309 communes vaudoises, 163 refusent de baisser leurs impôts, dont Savigny, qui reste sur ses 69% pour 2020 et 2021, avec l'aval du Conseil communal. C'était pourtant l'offre cantonale: l'Etat prend en charge les soins à domicile, en augmentant son taux d'imposition de 1,5 point, et donc les communes sont invitées à baisser le leur. Invitation déclinée. Le refus de Savigny est dû aux investissements à venir ces deux prochaines années. 6 millions de francs, dont l'achat d'une propriété à La Claie-aux-Moines, le déplacement d'un terrain de football au complexe scolaire ou encore la création d'un trottoir à la route des Miguettes. Et d'autres investissements suivront.

«C'est un mauvais signal du politique donné au citoyen», s'écrie le PLR Jean-Jacques Schumacher. «Nous ne sommes pas face à un maintien du taux d'imposition, mais bel et bien face à une hausse», appuie son collègue Nicolas Reymond.

«Je comprends bien que, quand il est question de notre portemonnaie, il faut être critiques et poser des questions, rétorque le socialiste Alain Perreten, au nom de la commission des finances. Mais nos infrastructures bénéficient à toute la population, et il nous faudra les financer». D'où la proposition de la prudence: «Laissons-nous deux ans et nous verrons comment procéder ensuite».

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