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Propriétaires et locataires à la caisse

Taxe CO2 La hausse prévue de la taxe sur le CO2 représente 1,4 milliard de charges supplémentaires pour le parc immobilier. C'est ce que révèle une étude publiée par le Centre d'information et de formation immobilières CIFI. Explications.

Une augmentation de la taxe CO2 de 96 francs à 210 francs par tonne de CO2 devrait représenter pour tous les propriétaires et locataires une hausse des charges d'environ 1,4 milliard par an.L. Mavilia

Les loyers vont-ils baisser avec la nouvelle baisse du taux d'intérêt de référence qui pourrait advenir lors du le 2e trimestre 2020? Ou vont-ils augmenter si la charge d'une hausse de la taxe CO2 résultant de la révision de la Loi sur le CO2 est reportée sur les locataires? C'est la question que soulève une étude publiée par le Centre d'information et de formation immobilières CIFI qui chiffre à 1,4 milliard par an les charges supplémentaires pour les propriétaires et les locataires.

Les immeubles de rapport construits depuis 2006 ont clairement privilégié les solutions de chauffage plus écologiques telles que pompes à chaleur, bois ou chauffage à distance, à celles d'un chauffage au gaz ou au traditionnel mazout. «Malgré cela, explique dans un communiqué Donato Scognamiglio, CEO du CIFI, une augmentation de la taxe CO2 de 96 frs à 210 frs par tonne de CO2 devrait représenter pour tous les propriétaires et locataires une hausse des charges d'environ 1,4 milliard par an». L'étude, la première du genre, publiée par les experts du CIFI estime que les propriétaires devraient donc tabler sur une baisse de valeur située entre 0.6% et 3%. Inversement, la répercussion de cette charge sur les locataires conduirait à une augmentation des loyers située entre 4,4% et 1,3%.

Baisse du taux d'intérêt

Le dernier rapport du CIFI table sur une prochaine baisse du taux d'intérêt de référence au 2ème trimestre 2020. L'activité de construction de ces cinq dernières années a amené sur le marché une moyenne de 60'000 nouveaux logements par an. «Si on y ajoute les logements vacants, environ 75'000, et que l'on compare ce chiffre total avec celui de la croissance moyenne de la population, soit environ 80'000 personnes par an, il en résulte un scenario de hausse des logements vides qui va exercer une pression à la baisse sur les loyers», prévient le centre d'information immobilière.

Baisse de prix de l'immobilier

L'analyse du CIFI sur le niveau de prix des villas au 3e trimestre 2019 montre que la prédominance de prix oscillant entre 1, 2 million jusqu'à plus de 1,5 million ne vaut plus que dans quelques cantons comme Bâle, Genève, Vaud, Zurich et les Grisons, tandis que l'on trouve des niveaux de prix démarrant à moins de 600'000 francs et atteignant à peine 1 million un peu partout en Suisse. Pour les appartements en PPE, la situation est similaire, voire encore un peu plus drastique, confirme l'étude. Au 3e trimestre 2019, le bassin lémanique figure parmi les rares régions à maintenir des prix supérieurs à 1 million. Comm/mav

Date:28.11.2019
Parution: 975

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