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Vite, une dose de toc-toc tsoin-tsoin!

Neuf personnages hauts en couleur, quiproquos en série, rebondissements en cascade. Dans «Au bal masqué! Olé! Olé», la troupe du Théâtre du Château s'en donne à cœur joie, entre nymphomanie et narcolepsie, chevauchée des Walkyries et bal musette... jusqu'au «twist» final. Un vaudeville délirant en trois actes, à voir du 5 mars au 9 avril.

Vite, une dose de toc-toc tsoin-tsoin!

Priska Hess

«On aurait bien aimé vous refaire l'acte 2, mais on ne peut pas, car Pascal avait des pulsations cardiaques à 140 par minute tout à l'heure après l'avoir joué! Pourtant, il fait du fitness! En plus, comme c'est notre président, on doit le ménager un minimum», lance le metteur en scène Jean-Marc Forclaz. Ce samedi 15 février après-midi, jour de répétition, Le Régional devra donc se contenter de l'acte 3 de la pièce «Au Bal Masqué! Olé! Olé!», le nouveau spectacle que la troupe du Théâtre du Château jouera du 5 mars au 9 avril dans la salle éponyme. Si l'acte 2 «déménage», c'est notamment à cause d'un élixir dopant qu'Oscar, personnage un peu niais et narcoleptique campé par Pascal Zbinden, a ingurgité. «On atteint là un paroxysme en matière de performance physique», jubile le metteur en scène. Mais cette comédie, signée par le comédien et auteur français Christian Rossignol, se déroule sur un rythme effréné presque d'un bout à l'autre.

Tout en même temps

L'intrigue est emmenée par neuf personnages pour le moins typés, voire carrément allumés. Le cadre: un luxueux appartement de fonction au centre de Paris. Mis à disposition d'Estelle, jeune diplômée nouvellement engagée au service de la «ministre du Redressement Progressif», Bérénice de Saint Kerouan, BSK pour les intimes. Quand son petit ami débarque à l'improviste, Estelle ne se doute pas que d'autres visiteurs ne vont pas tarder à suivre. A commencer par Charlotte, la secrétaire très pincée de BSK et Hubert, le garde du corps dépressif, qui lui annoncent la venue imminente du «cadeau d'anniversaire» destiné à la ministre atteinte, elle, d'une forme aiguë et rarissime de nymphomanie.

Tandis que la tension grimpe encore d'un cran avec l'arrivée de Séraphine, la mère d'Estelle, une paysanne au caractère bien trempé, passionnée de mécanique et de distillation. Et ce n'est pas fini... «C'est un spectacle tout public, sans rien de croustillant ou de choquant visuellement», rassure Jean-Marc Forclaz. Particularité et défi de la mise en scène: les six portes censées donner sur autant de pièces de l'appartement, avec toute une dynamique d'entrées et de sorties des personnages. Mais y aurait-il un message sous le comique? «Non, cette pièce se veut un pur divertissement. Le but est de s'amuser et surtout de faire rire le public, qui vient pour cela.» Un public désormais fidélisé, à en croire le metteur en scène et à en juger par le succès des éditions précédentes, de «On a perdu le Youki» à «Ma Femme s'appelle Maurice» ou «Ainsi soit-il», souvent à guichets fermés.

Réservations: www.theatre-du-château.ch 079 411 50 59. Teaser à découvrir sur Facebook

Date:20.02.2020
Parution: 984

Un théâtre de poche et 60 ans de passion

Les origines du Théâtre et Tréteaux du Château (TDC) remontent aux années 50, quand un groupe d'amis créa un mouvement à vocation théâtrale baptisé Cercle Littéraire. «Une sacrée histoire, des hauts et des bas, et toujours cette incorrigible passion pour la chose théâtrale», résume l'historien Grégoire Nappey. Avec plus d'une centaine de spectacles joués depuis 1965 dans les locaux de la rue du Château 7 à La Tour-de-Peilz, mis à disposition par la Commune. Un théâtre de poche de 73 places exactement, avec au rez un «foyer» où public et artistes peuvent se rencontrer.

Le TDC, association à but non lucratif, fonctionne grâce à une petite équipe de passionnés, tous de la région et très polyvalents. «Nous montons chaque année une saison avec une dizaine de spectacles, dont un à deux «maison». Nous proposons aussi des cours de théâtre», précise Jean-Marc Forclaz. «D'ailleurs, Laura Berner, 18 ans, qui joue Estelle, a été formée chez nous. C'est son tout premier rôle avec les adultes.»

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