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Ça coince à la cantine

Après plusieurs années de tensions, direction scolaire, Autorités communales et Association de Parents d'Elèves veulent repartir sur de bonnes bases. Une nouvelle mouture de l'APE a ainsi été créée, mais les défis demeurent les mêmes: résoudre le manque de places pour les repas de midi et améliorer l'efficacité et la sécurité des transports scolaires.

Ça coince à la cantine

Textes: Xavier Crépon

«Nous remettons les compteurs à zéro. Il est temps d'établir un nouveau rapport avec la direction ainsi qu'avec les Autorités en charge de l'éducation.» Liana Ozorio, co-présidente de la nouvelle Association de Parents d'Elèves Oron-Palézieux (APE) est déterminée. «Exit les bisbilles du passé, l'ancienne APE a vécu. Nous avons depuis novembre un tout nouveau comité ainsi qu'une quarantaine de membres.» Pour mémoire, couacs et violences dans les transports, problèmes de communication et critiques contre la direction des écoles ont émaillé ces dernières années.

Du renouveau, il y en a eu également au sein de la Municipalité, avec l'arrivée du socialiste Romain Richard à l'éducation en décembre dernier. «Je me réjouis de collaborer avec l'APE, assure l'édile. L'idée est de construire ensemble l'école de demain et ça ne sera pas sans les parents.».

Et autant dire que demain et déjà là. Oron va construire un bâtiment flambant neuf pour son collège principal devisé à 40 mios de francs. Opérationnelle pour la rentrée 2021 selon planification, l'extension doit permettre la centralisation des classes éparpillées dans les divers établissements locaux. Elle doit aussi répondre au développement démographique avec des prévisions annonçant une centaine d'élèves supplémentaires d'ici à 2030.

Quand manger devient compliqué

Les défis sont de taille. À commencer par l'accueil des enfants pour les repas de midi. Actuellement aucuns locaux n'existent dans les bâtiments scolaires répartis sur le territoire d'Oron, excepté une cafétéria avec fours à micro-ondes dans son collège principal ainsi qu'un accueil parascolaire servant des repas chauds. Les élèves qui ne peuvent pas manger chez eux viennent ainsi sur place pour se sustenter. Le problème? Un manque de places depuis plusieurs années. «À chaque rentrée, nous devons faire face à l'arrivée de nombreux jeunes enfants, explique Jacqueline Fraefel, directrice de l'unité d'accueil. Nous devons les admettre en dépit des plus âgés. Je ne peux plus prendre les huitièmes primaires (11-12 ans) alors que légalement nous sommes obligés de leur offrir cette prestation. La planification pour la prochaine rentrée n'est pas encore terminée mais les locaux risquent de ne pas pouvoir contenir la demande.»

Le municipal Romain Richard, lui, ne veut pas parler de surcharge. «Les inscriptions sont encore ouvertes. Il est donc trop tôt pour déterminer s'il y a un réel manque, mais nous restons attentifs à cette problématique.» Quid du réfectoire du futur collège? À premier abord, il devrait être réservé pour les classes secondaires (12-15 ans). «Pourquoi ne pas l'ouvrir aussi aux primaires avec deux services distincts?», s'étonne Liana Ozorio. «L'accueil des primaires et des secondaires est différent, relève Romain Richard. Pour les plus jeunes, un encadrement ainsi qu'un contrôle des présences sont requis. Pour le moment ce n'est pas ce que nous prévoyons, mais dans le cas où nous ne pourrions plus répondre à la demande, cela reste une option envisageable.»

Date:12.03.2020
Parution: 987

Tout ne roule pas pour les bus

Autre problématique, celle des transports scolaires. Pour venir manger à Oron, de nombreux élèves doivent prendre le bus. Par le passé, les manquements ont été nombreux: violences entre petits et grands pendant le trajet; horaires non tenus; temps d'attente trop longs ou encore correspondances ratées.

En matière de violence, la situation ne semble plus être d'actualité. «Les primaires ont désormais leur propre bus, et pour les secondaires qui prennent toujours le bus de ligne, nous pouvons mandater un médiateur si nécessaire auprès de l'entreprise en cas de situation conflictuelle, souligne le municipal. Quant à l'efficacité, nous essayons de nous améliorer, mais ces transports restent compliqués avec toutes les localités que nous couvrons. Nous essayons de tout mettre en place pour que tout se passe au mieux pour les enfants, mais nous devons aussi prendre en compte les réalités géographiques, économiques et d'organisation scolaire.» Selon Romain Richard, les différentes entités concernées dans le cadre de cette nouvelle collaboration (Etablissement scolaire, structures d'accueil et Car Postal) vont se rencontrer d'ici à la fin du mois pour planifier au mieux la prochaine rentrée, puis un échange sera organisé entre les Autorités communales et l'APE pour en débattre.

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