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Les prix décollent dans les centres urbains

Si les surfaces commerciales sont sous pression avec des prix trop élevés, l'immobilier dans les villes a pris l'ascenseur ces derniers mois. Et, contre toute attente, le segment du luxe dans les agglomérations a connu une augmentation trois fois supérieure à la moyenne suisse

Les prix décollent dans les centres urbains

En 2019, le marché du logement en Suisse a enregistré la plus forte hausse de prix depuis 2014 avec un renchérissement équivalent de quelque 2% environ. C'est ce que révèle la nouvelle étude annuelle du marché immobilier du Chief Investment Office d'UBS Global Wealth Management (CIO GWM) qui précise que cette évolution est «essentiellement due au niveau des taux d'intérêt hypothécaires, tombés à un nouveau plancher historique en 2019». Le prix des objets a bondi dans les centres urbains dont l'économie est la plus dynamique, comme à Zurich ou sur la Riviera. Et contre toute attente, le segment de luxe a suivi avec une hausse inespérée.

La rareté pousse les prix à la hausse

«Pour l'année en cours, nous tablons aussi sur une légère augmentation des prix des logements», déclare Claudio Saputelli, responsable Swiss & Global Real Estate d'UBS Global Wealth Management. Cette situation est favorisée par une faible offre de nouveaux logements en propriété par rapport aux appartements en location. Car actuellement, le taux de logements en propriété ne devrait atteindre que 40% de toutes les demandes de permis de construire contre encore 50% en 2012.

Dans les centres urbains, la forte demande «buy-to-let» (achat à des fins de location) et la demande de résidences secondaires contribuent à l'assèchement du marché des logements en propriété. Actuellement, plus de 15% des appartements vendus à l'origine comme logements en propriété sont finalement loués et 20% supplémentaires des logements en propriété sont acquis comme résidences secondaires. Mais si cette demande supplémentaire disparaît à nouveau, le nombre des logements en propriété disponibles augmentera. «De la rareté résulterait alors une suroffre», estiment les experts de Swiss & Global Real Estate d'UBS Global Wealth Management.

Bureaux sous pression

Le recul de la croissance de l'emploi avérée et plus encore en cette période de gel et des perspectives économiques moins favorables pèsent sur la demande en surfaces de bureaux. Des loyers plus élevés devraient être difficiles à appliquer et les loyers devraient même enregistrer une légère baisse sur l'ensemble du territoire suisse. Les risques conjoncturels ne sont justement pas intégrés dans les prix des emplacements centraux. «En effet, explique l'étude, le coworking est une activité très cyclique qui souffrirait en conséquence en cas de crise économique. La pression en faveur d'une optimisation des coûts dans l'hypothèse d'un ralentissement économique significatif déplacerait aussi, à nouveau, la demande des centres vers l'agglomération moins onéreuse».mav

Date:26.03.2020
Parution: 989

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