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Et si l'on observait nos voisins sauvages?

L'Association Alpes vivantes encourage les citoyens à repérer les écureuils et les hérissons dans leurs jardins. Et à annoncer leurs observations sur une plateforme en ligne.

Et si l'on observait nos voisins sauvages?

Valérie Passello

Proposer une campagne de recherche citoyenne comme «source d'activité utile et intéressante pour les enfants et les parents à la maison dans cette période de crise sanitaire». Voilà l'idée de l'Association Alpes Vivantes, à travers deux projets lancés au début avril. Le premier vise à mieux connaître la situation de la population de hérissons sous nos latitudes. Le second s'intéresse à la dynamique des populations d'écureuils dans le périmètre des Alpes vaudoises.

Pour les deux campagnes, le principe est le même. Tant les hérissons que les écureuils vivent et se nourrissent non loin des habitations, parfois même dans nos jardins. L'idée est donc d'annoncer toute observation de l'un de ces deux animaux sur la plateforme en ligne «alpes-vivantes.nosvoisinssauvages.ch», soit sous l'onglet «Ecureuil, de quelle couleur est ta fourrure?», soit sous «Hérisson y es-tu?». Il est aussi possible d'ajouter des photos, le cas échéant. En outre, les ambassadeurs «Plum'ô» et «Panachette» donneront régulièrement des informations sur la vie des hérissons et des écureuils, sur le site www.alpesvivantes.ch et sur la page Facebook de l'association.

Des données précieuses

Les contributions citoyennes permettront, d'une part, «de combler les lacunes des connaissances sur la répartition actuelle des hérissons dans les Alpes vaudoises et en Suisse», avance Alpes Vivantes. Dans un deuxième temps, des mesures ciblées pourront être mises en place pour aider la population de hérissons dans nos régions. Selon une grande étude nationale datant de 2018, leur nombre semble en effet être en forte baisse. Cet animal, pourtant protégé, pâtit de sa cohabitation avec l'homme. Il est souvent victime du trafic routier, des travaux de jardinage, des filets de protection dans les vignes ou des bassins de natation, énumère la Protection Suisse des Animaux.

D'autre part, les données récoltées à propos des écureuils viendront enrichir le nouvel Atlas des mammifères de Suisse et du Liechtenstein. Indiquer la couleur de leur pelage permet d'identifier la variété des individus. Les écureuils roux peuvent arborer une robe brune ou rousse, en fonction de l'altitude où ils vivent. Mais les deux variétés peuvent cohabiter. Déjà présent en Italie, l'écureuil gris, une espèce invasive originaire d'Amérique du nord, pourrait bientôt se propager en Suisse. «Il est donc d'autant plus crucial de bien connaître la répartition actuelle de l'écureuil roux en Suisse et au Lichtenstein en l'absence de son compétiteur», précise l'association.

Date:30.04.2020
Parution: 991

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