Télécharger
l’édition n°639
au format PDF
Région Lausanne Région Lavaux Région Riviera Région Chablais Région Oron
Dernière minute
La semaine prochaine
Bonus du net

Je ne suis pas un écrivain bohème

Jardin secret Yvan Bidiville, écrivain

Yvan Bidiville

Blouson en cuir, pull à col châle, petite barbe, moustache et porte-monnaie Freitag. Yvan Bidiville vit avec son temps. Mais au-delà des apparences et des influences, c'est surtout un visionnaire imaginatif bourré d'idées. A 28 ans, le Lausannois a publié le mois passé son quatrième roman, «33e Itération». Un polar d'anticipation qui plonge le lecteur dans une enquête passionnante menée par l'inspecteur Léo Siegfried au cœur de Lausanne en 2035. «Dans une Suisse fasciste où les implants cérébraux sont omniprésents et permettent d'accroître les capacités mémorielles et intellectuelles», explique l'auteur. Edité chez Rivière Blanche, ce nouveau roman dépeint un monde où la consommation occidentale atteint son paroxysme. «Je ne voulais pas enfoncer des portes ouvertes, mais faire un bouquin de science-fiction qui peut concerner tout le monde et au plus près de la réalité».

Pour le jeune auteur, tout a commencé il y a dix ans. A l'époque, il en a 18 et noircit 312 pages. Débute alors «Les Nouvelles Références», une trilogie fantaisiste dans laquelle le héros, c'est lui. «J'étais étudiant à l'EPFL. Ecrire me permettait de m'évader de cet environnement très exigeant. J'ai commencé au feeling, le premier tome était mon premier texte». Huit ans plus tard, Yvan monte un atelier littéraire avec d'autres rédacteurs. «Nous nous voyons tous les trois mois, nous discutons et nous nous corrigeons. Depuis la trilogie, j'ai évolué et j'essaie de mettre de la substance dans mes histoires».

Au succès, certes, Yvan Bidiville ne dirait pas non, mais il ne lui court pas après pour autant. «Je ne suis pas un écrivain bohème qui veut vivre de l'écriture. Je suis assez suisse, j'ai besoin de sécurité, d'économie. Je suis consultant en informatique à 80 % et je veux aussi être performant dans mon travail. Je pense que si je n'avais pas une vie à côté de l'écriture, la frustration viendrait de l'écriture elle-même».

33e itération, Ed. Rivière blanche, chez Payot

Il aime: faire des rencontres, découvrir des lieux, rêver

Il n'aime pas: les politiciens qui pensent que les choses sont simples

Texte et photo: Zoé Decker

Date:06.12.2012
Parution: 639

Dans ce dossier

Documents

En images

Vidéo
Documents audio