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Référendum contre «Aigle Centre 2020»

Aigle Le vaste réaménagement des espaces publics en ville, qui inclut le renouvellement des infrastructures souterraines et de surface, est attaqué en référendum. C'est la fermeture au trafic des rues Colomb et de la Gare, pour ne laisser passer que le train Aigle Leysin, qui est contestée par un groupe de commerçants. Les mêmes qui avaient lancé une pétition pour maintenir le trafic dans ces deux artères, jugées «vitales» pour les commerces. Alors que ce projet devisé à 18,6 millions vient de passer la rampe du Conseil communal et que la Municipalité annonçait le début des travaux, ces référendaires souhaitent rouvrir le débat. Ils ont jusqu'au 11 septembre pour récolter 980 signatures.

Référendum contre «Aigle Centre 2020»

Le projet «Aigle Centre 2020» a passé la rampe du Conseil communal (voir détails dans Le Régional 658), mais alors que la Municipalité annonçait le début de la première phase des travaux, un référendum a été lancé par une poignée de commerçants du centre. Ceux-ci avaient lancé une pétition pour maintenir le trafic dans les rues de la Gare et Colomb, des artères «vitales» pour les commerces, selon eux (voir Le Régional 669). Et c'est justement ce tronçon qui est concerné en premier lieu: la ligne du train Aigle-Leysin (AL) doit y être rénovée de toute urgence. Une étude de fond ayant été menée en vue d'un éventuel déplacement de la ligne sur un autre itinéraire, le maintien du passage du train dans ces rues s'est avéré être la seule variante possible. Les travaux devaient être menés conjointement par la commune et les Transports Publics du Chablais (TPC) dès mars 2014: «De toute manière, dans le cadre de la mise aux normes actuelles, le train sera replacé au centre de la rue, et les places de parc devront disparaître. Laisser passer les voitures sans possibilité de parcage ne servirait à rien» souligne le syndic d'Aigle et président des TPC Frédéric Borloz. Du côté des commerçants concernés, le pharmacien Marcel-Jacques Bacca déplore un manque de dialogue: «Les discussions sont arrivées sur une fin de non-recevoir, d'où ce référendum. Nous avons bon espoir de rouvrir le débat, et de trouver un point d'entente». Les référendaires ont jusqu'au 11 septembre pour réunir environ 980 signatures, soit à peu près autant que celles récoltées par leur pétition. S'ils y parviennent, la votation aura lieu avant la fin de l'année.

«Pas sans conséquences»

Les travaux de l'AL seront effectués quoi qu'il arrive, mais pilotés par les TPC; la ville ne pourra pas intervenir comme prévu, souligne Frédéric Borloz: «Ce sera sans toute l'énergie que l'on voulait mettre pour réduire au maximum les nuisances occasionnées aux commerces, et cela pourrait se retourner contre eux. C'est d'autant plus dommage que ce projet a le soutien de nombreux autres commerçants, qui eux, étaient présents aux différents ateliers participatifs et présentations, ainsi qu'à la séance du Conseil communal». Le syndic ne se dit pas opposé à ce que la population se prononce, mais il prévient: «La votation ne sera pas sans conséquences. Le référendum remet tout en cause pour une seule revendication, et si les citoyens disent non, l'ensemble d'Aigle Centre 2020 passera à la trappe. Le risque d'un oui, c'est que le projet sera accepté tel quel, et qu'il n'y aura plus de possibilité de discuter, alors que nous étions prêts à étudier des arrangements avec les commerçants. Notre but est aussi de revitaliser les commerces du centre, si l'on ne fait rien, leur situation va continuer à se dégrader».

Textes: Valérie Passello

Date:08.08.2013
Parution: 670

Le parking fait débat

Le 18 juillet, le Conseil Communal a accepté le projet «Aigle Centre 2020» par 44 voix contre 16, et validé deux amendements: l'un proposant d'engager une somme de 300'000 francs pour l'animation du centre dès le début des travaux, et l'autre d'allouer 120'000 francs pour tout ce qui pourra être mis en œuvre en faveur de la mobilité douce. Si le projet global n'a pas suscité de discussions, la construction d'un parking de trois niveaux sur l'actuel parking Chevron a été vivement débattue. Les propositions visant à conserver un parking à la Place du Marché, à aménager celui des Glariers plutôt que de construire au Chevron ou à maintenir la circulation sur les Rues de la Gare et Colomb ont toutes été balayées par le législatif.