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« J'ai ouvert ce livre par hasard... »

PULLY Designer en horlogerie-bijouterie et animatrice d'ateliers créatifs, Nicole Verdon Rossetti a repris le pinceau il y a trois ans. Artiste prolifique et passionnée, elle vient d'exposer pour la première fois son travail. Rencontre.

Nicole Verdon Rossetti s'est inspirée des photos de lépidoptères tirées d'un vieux livre de biologie. C. Prodolliet

Clémentine Prodolliet

«Tout le monde me disait: «Tu dois exposer!». Mais je n'osais pas, je n'aime pas être au centre de l'attention. Et puis j'ai fini par craquer et je suis ravie de l'avoir fait!» Nicole Verdon Rossetti, 56 ans, n'est pas encore descendue de son nuage. Elle qui s'est remise «sérieusement» à la peinture il y a seulement trois ans, vient tout juste de clore l'exposition qui lui était consacrée à Prilly et qui a vu la vente de la moitié de ses œuvres en une semaine seulement. Un kaléidoscope coloré, représentant des fragments d'ailes de papillons inspirés d'un vieux livre de biologie. «J'ai ouvert ce bouquin par hasard et j'ai commencé par copier une image à la gouache pour ensuite laisser libre cours à mon imagination en mixant les modèles et les techniques. Après avoir réalisé une vingtaine de tableaux, j'ai eu la sensation étrange d'avoir trouvé un nouveau sens à mon travail, une harmonie qui me permettait de quitter mon atelier pour exposer, moi qui avais toujours tendance à me disperser», raconte la Pulliéranne, qui a travaillé plus de dix ans comme designer en horlogerie-bijouterie dans une grande maison genevoise.

Du pinceau à la souris

Un métier touché de plein fouet par le développement des nouvelles technologies, au grand dam de cette amoureuse du pinceau, formée aux Arts Décoratifs de Genève. «A l'époque, les dessins se faisaient à la gouache. Avec les années, la souris de l'ordinateur a peu à peu remplacé la main de l'artiste. C'était difficile pour moi de me limiter à poursuivre dans cette voie», confie Nicole Verdon Rossetti. Maman de deux grands garçons, elle a tout de même continué à effectuer des mandats en indépendante. Mais c'est entre les murs de «L'épicerie du rêve», atelier artistique pour adultes et enfants qu'elle fonde il y a onze ans à Pully avec deux connaissances, que l'envie de créer, pour elle et pour elle seulement, a commencé à se manifester, pour ne plus jamais la quitter. «Je crois que j'ai enfin réussi à faire ressortir cette partie de moi qui était enfouie depuis des années. Et je sens que j'ai encore beaucoup de choses à proposer!»

Date:12.08.2015
Parution: 766

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